Lutte contre l'obésité : la pilule qui se transforme en ballon dans l'estomac


Une nouvelle étude prouve l’efficacité d'une capsule placée dans l'estomac pour accélérer la perte de poids. Les volontaires ont perdu environ 7% de leur poids en l’espace de 6 mois.


Une alternative à l’anneau gastrique ou à la "sleeve". Ces chirurgies bariatriques, particulièrement lourdes, sont actuellement les méthodes les plus employées pour traiter l’obésité. Pour éviter d’y recourir systématiquement, l’entreprise Obalon innove.

Elle a ainsi eu l’idée de développer une petite pilule à avaler qui aide à réduire les apports alimentaires. Sa particularité : elle se gonfle dans l’estomac. Pour vérifier son efficacité, les chercheurs de l’université de Washington (Etats-Unis) l’ont testée et les résultats sont plutôt encourageants. Leurs travaux ont été publiés à l’occasion de la Digestive Disease Week.

Une capsule toutes les trois semaines

Pour cette étude, qui s'est étalée sur six mois, 387 personnes à l’IMC compris entre 30 et 40 – considérées comme obèses donc – se sont portées volontaires. Le groupe a été divisé en deux. Une partie des participants a dû avaler la fameuse capsule miracle toutes les trois semaines. Les médecins ont pu gonfler le petit ballon à l’aide d’un cathéter avec 250 centimètres cubes d’azote. Le second groupe a ingurgité un placebo.

Résultats : les personnes qui ont pris la bonne pilule ont perdu en moyenne 6,81% de leur poids. Le groupe témoin, seulement 3,59%. Près de 65% des participants ont au moins perdu 5% de leur poids. Par le lien de cause à effet, leurs pressions artérielles et leur taux de cholestérol se sont avérés bien meilleurs qu’avant le début de l’étude.

Un besoin de nouveaux traitements

Des résultats qui peuvent être encore améliorés, selon l’auteur principal de l’étude, le Dr Shelby Sullivan : "Je pense qu’une fois que ce système sera utilisé dans la vie réelle, les patients perdront plus que ça. Cette projection se base sur le fait que nous avons vu la réalité dépasser les résultats cliniques pour d’autres méthodes d’aide à perte de poids." En pratique, les médecins pourront réaliser la procédure en 15 minutes et sans anesthésie.

Une chose est sûre, les besoins en nouveaux traitements pour lutter contre l’obésité s’agrandissent. Alors que la maladie ne touchait "que" 105 millions de personnes en 1975, elle en concerne près de 641 millions en 2014. Une étude britannique estime que près de 20% de la population pourrait être concerné d’ici dix ans.


Source : www.metronews.fr

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